"Label diversité" : l'Etat récompense les entreprises qui pratiquent la discrimination positive !

Publié le par SOS égalité

La discrimination positive sur fondement ethnique se cache souvent en France sous un vocabulaire volontairement flou et ambigu.
Pour des raisons juridiques, parce que notre Constitution interdit la mise en place de passe-droits déterminés par la couleur de la peau, parce que l’opinion publique aussi y est hostile, les pratiques de discrimination positive prétendent dans la plupart des cas se fonder sur des critères sociaux ou territoriaux, dans le but d’accroître la fameuse  « diversité ». Diversité…La discrimination positive se cache toujours derrière ce mot magique, à connotation très positive.


 


Les cérémonies de remise des « Labels diversité » aux entreprises lauréates sont pourtant l’occasion de faire tomber les masques.
Reprenant le souhait émis par l’Institut Montaigne, lieu de rencontre des "grands patrons", le Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances Yazid Sabeg a voulu rendre visible ce « label diversité », créé il y a un an, qui fait des individus embauchés par les entreprises privées et publiques des indicateurs de leur « performance sociale ».
Cet institut avait en effet proposé dans un rapport sur "Les oubliés de l’égalité des chances", la création d’un « Prix annuel de l’Excellence pour distinguer la ou les entreprises qui ont conduit avec succès une politique de recrutement et de promotion professionnelle innovante et respectueuse de la diversité et de l’équité dans le milieu du travail ».

Le label diversité vise-t-il à récompenser les entreprises qui font un effort notable pour lutter contre les inégalités économiques et sociales ? Pas du tout. Est-il décerné aux entreprises qui mènent des actions en vue de soutenir l’accession aux grandes écoles de filles et fils d’ouvriers, d’employés, de petits fonctionnaires ? Pas davantage.

Ce label récompense les entreprises qui adaptent leur politique de gestion des ressources humaines aux pratiques de la discrimination positive sur fondement ethnique. Tout simplement.



Plusieurs éléments le prouvent de façon irréfutable :
D’abord, ce label a pour inspirateurs Claude Bébéar et Yazid Sabeg, les deux pères fondateurs de la « charte de la diversité », sur laquelle SOS Egalité s’est déjà penchée, et tous deux partisans déclarés de la discrimination positive (Yazid Sabeg a lui-même écrit un livre en 2004 intitulé « Discrimination positive. Pourquoi la France ne peut y échapper »).

 

Ensuite, ce prix est décerné par…le ministre en charge des affaires sociales ? Non ! Le ministre de l’économie ? Non plus ! Il est remis par le ministre de l’immigration ! Signe que la diversité sociale n’est pas l’objectif recherché, contrairement à ce qui est encore souvent dit officiellement.


Il faut enfin se contenter de lire le discours du ministre en question, Eric Besson, lors d’une des cérémonies de remise de ces labels aux grandes entreprises. Ce discours, en date du 14 mai 2009, est disponible ici.
D’emblée, le décor est posé, le ministre déclarant en introduction : « Aujourd’hui, un jeune issu de l’immigration est en moyenne 3 à 5 fois plus touché par le chômage que les autres ».
Le ministre se place tout de suite dans une perspective de discrimination positive, bien loin du combat contre les inégalités économiques et sociales. Peut-on en effet comparer un jeune issu de l’immigration fils d’ouvrier et un jeune issu de l’immigration fils de professeur, ou de médecin ? Ce dernier n’a-t-il pas davantage de chance de réussir sa vie professionnelle que le jeune « blanc » fils de chômeur ?
Ces statistiques sociales n’intéressent pas le ministre, elles le gênent même, parce qu’elles démontrent que la seule politique efficace, fondée sur les réalités sociales, ne peut que viser les inégalités économiques et sociales, très loin de la simplification idéologique à laquelle il se livre.

 

Une phrase arrive peu après dans le discours, et démontre avec plus de clarté encore que le label diversité récompense la discrimination positive : « Pourtant la question de l’intégration professionnelle de la diversité ne se pose pas seulement au stade des primo-arrivants. Elle concerne aussi les immigrés de plus longue date, et même, nous en avons désormais tous une vive conscience, leurs descendants. Pour eux, nous devons raviver l’égalité des chances ! ». Oubliées une nouvelle fois les classes populaires et la lutte contre les inégalités sociales !

 

Tout devient plus clair encore quelques lignes plus loin : « Il me semble également important de développer avec les entreprises les accords de branche afin de formaliser des engagements mutuels en matière de recrutement des migrants ».

 

Eric Besson explique ensuite à quel point, conformément aux aspirations de Nicolas Sarkozy et de Yazid Sabeg, le gouvernement encourage la discrimination positive, institutionnalisant de fait une politique contraire à l’égalité républicaine et aux principes fondamentaux de la République française : « C’est pour cela qu’en décembre 2008 a été créé le Label Diversité, qui salue leur effort. Ce label en partenariat avec l’AFNOR qui est la propriété de l’Etat, ce qui garantit la neutralité, est distribué à tous les employeurs publics et privés engagés dans une démarche active de promotion de la diversité dans leur gestion des ressources humaines » (…) « Le Président de la République m’a d’ailleurs fixé, dans le cadre de ma mission de Ministre de l’Intégration un objectif ambitieux de labelliser 100 entreprises d’ici fin 2009 ».
La discrimination positive et le saccage de la méritocratie se font, on le voit, à marche forcée, sous la pression des responsables politiques.

 

La pression sur les entreprises sera d’ailleurs de plus en plus forte, en témoigne une des idées développées par le ministre dans ce discours : « L’attribution des grands marchés de l’Etat pourrait être conditionnée à la mise en œuvre par les entreprises d’actions favorables à la diversité, et en particulier de l’obtention du label diversité ».

 

Nous conclurons cette analyse du discours du ministre par ces remerciements aussi révélateurs : « Je voudrais à ce propos saluer et remercier un patron exceptionnel, de ceux qui ont le plus œuvré en France pour que les entreprises s’impliquent davantage pour la diversité, monsieur Claude Bebear, Président du directoire d’AXA, Président d’I.M.S Entreprendre pour la Cité. Je suis heureux d’annoncer que IMS entreprendre pour la Cité rejoindra très prochainement la commission de labellisation pour faire le lien nécessaire entre la charte et le label diversité. ».
SOS Egalité a déjà enquêté sur « I.M.S Entreprendre pour la Cité ». Cet institut, soutenu par des crédits européens, conseille explicitement en page 6 d’une de ces brochures de « réserver certains postes à des personnes issues de groupes identifiés » ou même de « faire appel à des associations spécialisées dans le placement de personnes issues de groupes identifiés », au besoin à l’aide de « prestataires spécialisés dans le recrutement de candidats « divers » » (admirez l'expression "candidats divers"...). Bref, il suggère de faire avancer, main dans la main, communautarisme et discrimination positive, sous l’œil plus que bienveillant de l’Etat.

 



SOS Egalité en parlera très bientôt : cette politique de généralisation de la discrimination positive concerne aussi le secteur public et la fonction publique.
Partout, l’idéologie anti-républicaine de la discrimination positive est poussée en avant, s’appuyant sur des chartes, des labels, des comités, des associations, souvent animées par quelques personnes clés, et toujours encouragées activement par les autorités gouvernementales.

SOS Egalité rappelle que ces pratiques de contournement de l’égalité républicaine et de la méritocratie, au profit des passe-droits et passerelles ethniques, sont contraires aux valeurs de notre pays et aux aspirations de la majorité des Français attachés à la réussite au mérite. Elle exige l’arrêt immédiat de cette dangereuse dérive, qui pénalisera aussi très vite les populations ciblées, au bénéfice d’une lutte déterminée contre les inégalités économiques et sociales et de la refondation de l’école républicaine.

 

Aidez-nous dans notre combat pour l’égalité. Continuez de nous rejoindre, de nous envoyer vos témoignages si vous faites partie du nombre grandissant des victimes de la discrimination positive.

SOS Egalité est en train de se structurer et de gagner en notoriété. Nous comptons sur vous pour faire connaître nos écrits, nos combats, et nous aider à grandir. Très vite, nous passerons à l’action. Nous vous tiendrons naturellement au courant !

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amélie 03/09/2013 21:13

J'ai vraiment l'impression que c'est le monde à l'envers! Ce sont les français qui vont pleurer sur leur sort et se plaindre de discrimination...
La discrimination positive existe car on s'est rendus compte que malheureusement, nombre d'individus d'origine étrangère ou possédant un nom d'origine étrangère et plus précisément à connotation
africaine sont écartés de certains postes malgré leurs compétences. Alors oui une discrimination dans l'autre sens ce n'est pas plus juste mais dites vous que, si certaines entreprises vont
chercher à diversifier volontairement leurs effectifs pour améliorer leur image, la plus part n'en ont que faire et favoriseront le candidat blanc, français de "pure souche". Nombres d'études ont
montré que, par exemple, il était beaucoup plus compliqué pour une personne d'origine maghrébine d'accéder à un poste de cadre. Il en va de même pour une personne trop vieille ou une femme enceinte
qui risque très fortement de subir une discrimination à l'embauche. Cet article dénonce les mesures prises par le gouvernement en dénonçant l'absence d'aide au personnes issues de milieux modestes
concernant l'embauche et l'accès aux études. Mais aucun recruteur ne vous demandera la profession de vos parents, de même que l'accès aux études en France est très égalitaire. L'université est
gratuite et de nombreuses bourses et aides aux étudiants existent. En revanche, lorsque vous postulez pour une école ou un travail, vous déposez un CV sur lequel est inscrit votre nom, et à moins
de changer ce dernier...vous restez impuissants face à la discrimination. Donc arrêtez de jouer les victimes alors que vous êtes les premiers vecteurs de la discrimination raciale et que pour le
moment, le seul moyen de combattre ce fléau est bel est bien la discrimination positive...

mimisecu 20/11/2011 20:36

travaillant a la securite sociale je vous confirme l embauche en majorite de blacks et de beurs

pyg66 06/02/2010 17:16


Quand donc le peuple de France se décidera-t-il à faire défendre ses droits, au lieu de toujours penser à la promotion des minorités?
C'est l'égalité sociale qui entraînera l'égalité raciale. Si cela doit se faire par la force (cf discours de Sarkosy), les tensions entre communautés vont exploser. Chacun réclamera ses quotas dans
tous les domaines de la vie publique et ce sera l'éclatement du pays!!!


Joe Pecsi 02/02/2010 19:45


Bonjour, j'aimerais savoir si quelqu'un sait sait quels sont les récompenses offertes aux entreprises qui excellent en diversité?


JUNG patrick 24/01/2010 14:03


En 1980 ,chef d entreprise metropolitain donc blanc... d une grosse société de sécurité de martinique j ai été présenté honteusement et faussement comme un trafiquant de drogue, et assassin a heure
de grande audience sur les TV locales DONT UNE LIQUIDE depuis....jamais entendu par la police..pas de droit de réponse dans les médias...j ai assigné a grands frais tout ce petit monde en
corretionnelle pour diffamation....au bout de 4 procès je serais débouté....et même condamné pour procédure abusive ????? confirmé en cassation...ce n est ni diffamatoire ,ni attentant a l
honneur.....cette opération appeler dans le jargeon maçonnique un "chantier" a plus que réussi...LA HALDE interpellé n aura pas bougé....et je suis ruiné...