Etats-Unis : ils n’en veulent plus

« Les Etats-Unis sont le pays où la discrimination positive raciale est née, dans les années 1960. De vastes programmes de discrimination positive ont à cette époque été mis en place, notamment à l’entrée des universités.

Aujourd’hui, cette politique est largement remise en cause à travers tout le pays, parce qu’elle n’a pas produit les résultats escomptés, qu’elle n’a en rien freiné la montée des inégalités sociales, et qu’elle a suscité du racisme et du ressentiment.

 

A titre d’exemple, la Californie a décidé en 1996, par référendum, de mettre fin à cette expérience débutée 30 ans auparavant. En juin 2007, la Cour suprême des Etats-Unis l’a même jugée illégale à l’entrée des écoles publiques du pays, ce qui constitue un tournant majeur.
En campagne pour l’accès à la Maison Blanche en 2008, le président Obama a lui-même rejeté cette pratique en estimant publiquement que ses filles, Malia et Sasha, qui sont "pas mal privilégiées par la vie", ne devraient pas bénéficier de la discrimination positive lorsqu'elles essaieront d'entrer à l'université, surtout si elles sont en concurrence avec des jeunes étudiants issus de milieux défavorisés blancs.

Il est regrettable que le pouvoir politique français ne soit pas capable de tirer des leçons de ces échecs, et qu’il décide au contraire de généraliser la discrimination positive à l’heure où elle disparaît ailleurs. »

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