« A compétences égales, et bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant de…
Autre chose que le mâle blanc, pour être clair. »
 Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, société détenue à 95% par l’Etat, 18 octobre 2009.
Lundi 5 avril 1 05 /04 /Avr 20:48

 

 

Depuis 2006, l'accès à la fonction publique ne se fait plus seulement par concours, avec la mise en place du PACTE (Parcours d'accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et d'Etat).

 

Le PACTE est un nouveau mode de recrutement dans les corps et cadres d’emploi de catégorie C des trois fonctions publiques. Ouvert aux jeunes gens de 16 à moins de 26 ans, il s'agit d'un contrat de droit public d’une durée comprise entre un et deux ans, alternant formation et stage, et permettant d’intégrer la fonction publique en qualité de fonctionnaire titulaire.

 

Dans la pratique, les candidats au PACTE doivent déposer un dossier. Une "commission de sélection" convoque pour un entretien ceux qu'elles déclarent admissibles. A son issue, un certain nombre de candidats sont déclarés admis.

 

=> Cette procédure est une façon de contourner le concours de la fonction publique, qui préserve l'anonymat des candidats, pour permettre à l'administration de pratiquer la discrimination positive dans ses recrutements.

 

Un article plus approfondi vous exposera bientôt la philosophie qui sous-tend le PACTE.


Pour l'heure, cliquez sur le lien suivant, qui vous renverra vers une liste de candidats admis au ministère des Affaires étrangères via un PACTE en juin 2009. Vous constaterez que la discrimination positive a manifestement joué à plein : les 9 candidats déclarés admis pour ce PACTE sont manifestement TOUS issus de la "diversité" ethnique.

 

Que les jeunes qui postulent pour un PACTE soient majoritairement issus de milieux défavorisés est une évidence, mais il n'est statistiquement pas possible que tous ces jeunes appartiennent à des "minorités" ethniques.

=> La liste des candidats telle qu'elle apparaît ici est une quasi-preuve statistique de l'application de critères ethniques lors de la procédure de sélection. Autrement dit, cette liste valide l'idée que le PACTE est un instrument de la discrimination positive aux mains de l'Etat et des collectivités locales.

Les grands perdants sont bien sûr ces milliers de jeunes candidats qui n'ont pas la bonne couleur de peau, quels que puissent être leur mérite et leurs talents personnels.

Pas assez riches pour réussir, et pas nés avec la bonne couleur de peau pour passer les barrières de la discrimination positive, voilà le sort d'un nombre croissant de Français. On pense aussi aux candidats "de couleur" admis par la porte normale du mérite et du concours : ceux-là tout au long de leur carrière seront perçus comme "le quota", suspectés d'avoir réussi grâce à leurs caractéristiques ethniques...

Les grandes perdantes, ce sont la méritocratie et la République
.

Par SOS égalité
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Dimanche 17 janvier 7 17 /01 /Jan 16:31




SOS Egalité lance un appel aux salariés de l'entreprise l'Oréal et à ceux qui ont candidaté pour la rejoindre.

Si vous avez le sentiment d'avoir été victime d'une pratique liée à la discrimination positive sur fondement ethnoculturel dans cette entreprise, s'il vous plaît contactez-nous :
sosegalite@hotmail.fr . Expliquez-nous ce qui vous est arrivé (refus d'embauche, blocage dans la carrière, etc.), en nous précisant vos nom, prénom, adresse et numéro de téléphone.

Pourquoi l'Oréal ? Parce qu'au fil de nos enquêtes, et grâce aussi aux remontées du terrain, nous avons constaté que cette entreprise pratiquait avec un zèle particulier la discrimination positive ethnique.

D'abord, l'Oréal est signataire de la Charte de la diversité, qui promeut dans son article 3 "la diversité ethnique" dans les effectifs des entreprises. Lire à ce sujet notre
enquête.

Ensuite, l'Oréal a signé "un partenariat de long terme" avec le CRAN (Conseil représentatif des associations noires), dont le nom exprime à lui seul sa dimension communautariste évidente.
Sur son site Internet, le CRAN affiche comme objectif de "faire entendre la voix des Noirs de France" en faisant "évoluer la société sur des questions essentielles : discrimination positive, statistiques de la diversité, colonisation,...". Dans une série d'entretiens, le CRAN réclame la création de "statistiques ethniques" afin de mesurer la "diversité" dans les entreprises. Le projet communautariste est donc affiché au grand jour. Nous sommes bien loin du principe républicain d'égalité et de la lutte contre les inégalités économiques et sociales. Nous sommes très loin de la diversité sociale.

L'Oréal pratique d'ailleurs sans complexe la discrimination positive ethnique, comme l'affirmait dans une interview au journal Le Monde son directeur général, Jean-Paul Agon, le 13 juillet 2007 : "L'Oréal fait de la discrimination positive et l'assume. aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche."

Sur son
site Internet, l'Oréal n'hésite pas à donner des statistiques ethniques : "Aux Etats-Unis, les minorités visibles représentent 19,8% de l’ensemble des managers et 33% de l’ensemble des collaborateurs.". En France, où l'Oréal regrette de ne pouvoir établir ce genre de données ethniques, l'entreprise raisonne en termes de nombre d'étrangers : "On dénombre 112 nationalités différentes et 60% de non-français parmi les membres de Comité de direction. "

Le 14 mai 2009, logiquement au vu des éléments que nous venons d'exposer, l'Oréal a reçu du ministre de l'immigration Monsieur Besson le label diversité, qui récompense les entreprises qui pratiquent la discrimination positive. Lire à ce sujet notre
enquête.


Voilà qui fait beaucoup. Salariés de L'oréal, candidats malheureux à un poste dans cette entreprise, nous avons besoin de vous. Aidez-nous à traquer la discrimination positive dans ce laboratoire antirépublicain de la "diversité" en nous apportant vos témoignages. Faites circuler l'information.

Accepter les dérives que symbolise l'oréal, c'est accepter de tuer la méritocratie, et l'égalité. C'est accepter de laisser sur le carreau des pans entiers de la société, des classes populaires, qui n'auront jamais accès aux établissements les plus huppés et aux passe-droits sur fondement ethnique. C'est renoncer à traiter les inégalités économiques et sociales, qui sont le coeur du problème.

 

Nous demandons d'ores et déjà à l'Etat de dénoncer ces pratiques antirépublicaines et de cesser au contraire de les récompenser via des labels publics !

Continuez de rejoindre l'association, en nous envoyant un courriel à sosegalite@hotmail.fr

Par SOS égalité
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Vendredi 8 janvier 5 08 /01 /Jan 14:24

Un point de vue trouvé sur lemonde.fr le 7 janvier 2010 résume de façon humoristique la dangereuse dérive vers la discrimination positive que la France connaît actuellement :





France, année 2025. Que ce fut dur ! Mais finalement, le lobbying de la droite libérale et de la gauche communautariste a payé. Désormais, les équipes de football de division d'honneur auront droit à un quota d'accès de 30 % à la sélection de l'équipe de France.

Il y a bien eu quelques protestations, ici et là. Mais le président de la République et ses ministres avaient bien rodé leur rhétorique, portés par plus de quinze ans de pratique quasi générale en haut lieu. Toute contestation de ce nouveau mode de sélection des joueurs était déclarée "profondément choquante".

 

Les joueurs de football de division d'honneur ne sont-ils pas aussi méritants que ceux de Ligue 1 ? Sont-ils moins capables de courir, moins dignes ? Non évidemment ! Alors pourquoi faudrait-il perpétuer cette pratique scandaleuse qui consiste à ne recruter les meilleurs que parmi les clubs de Ligue 1 ?

La France populaire, nourrie de jeux télévisés rassembleurs et de fast-food informatique numérique, applaudit en majorité. Après tout, les clubs de division d'honneur étant bien plus nombreux que les clubs de Ligue 1, pourquoi leur refuserait-on l'accès à la sélection nationale ? Les intellectuels français bien en vue et bien en cour se réjouissent, pour la plupart. Quel bonheur d'engranger, au travers de cette décision symbolique, les dividendes de quinze années de combat pour la justice !


Cela avait commencé dès 2010, lorsque le gouvernement et ses affidés avaient décrété que 30 % des étudiants boursiers devraient obligatoirement réussir les concours d'entrée aux grandes écoles, au grand dam du principe républicain d'égalité d'accès au concours (boursier ou non, Blanc ou Noir, fille ou garçon, les critères d'entrée sont les mêmes).

Beaucoup avaient alors protesté, osant jusqu'à suggérer qu'il s'agissait d'une solution antirépublicaine. De misérables pisse-froid, justement brocardés par Richard Descoing sur toutes les radios, s'étaient même permis de dénoncer une mesure démagogique et bon marché, qui cache derrière de grands mots un trivial souci d'économie. Il est moins coûteux d'établir des quotas pour les défavorisés dans les concours, que de lutter en amont contre les discriminations sociales par un encadrement scolaire plus ambitieux et un système renforcé de bourses.


Mais la révolution vers la justice a suivi son cours. Une fois réglé le sort de l'école républicaine, on s'est attaqué à d'autres domaines. En 2014, des pressions croissantes sur la Fédération française de football avaient conduit à diversifier le recrutement des sélectionnés de l'équipe de France à tous les clubs de Ligue 1, renonçant au favoritisme scandaleux qui voyait les grands clubs privilégiés par rapport aux petits. En 2019, ce fut le tour de la Ligue 2.

Désormais, l'équipe de France est plus juste et belle que jamais : avec 30 % de recrutés au niveau division d'honneur, quelle meilleure image de l'excellence du modèle français ? Que les grincheux prennent garde : gare à eux s'ils osent protester au cas où la France perde 12 à 0 contre le Brésil à la prochaine Coupe du monde ! Toute allusion à une baisse de niveau à cause des nouveaux quotas de sélection sera poursuivie devant les tribunaux comme "profondément choquante".

Sébastien Fath est historien, chercheur au CNRS (laboratoire Groupe sociétés religions laïcités), ancien élève de l'Ecole normale supérieure lettres et sciences humaines.

Par SOS égalité
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Lundi 4 janvier 1 04 /01 /Jan 21:36

La discrimination positive sur fondement ethnique se cache souvent en France sous un vocabulaire volontairement flou et ambigu.
Pour des raisons juridiques, parce que notre Constitution interdit la mise en place de passe-droits déterminés par la couleur de la peau, parce que l’opinion publique aussi y est hostile, les pratiques de discrimination positive prétendent dans la plupart des cas se fonder sur des critères sociaux ou territoriaux, dans le but d’accroître la fameuse  « diversité ». Diversité…La discrimination positive se cache toujours derrière ce mot magique, à connotation très positive.


 


Les cérémonies de remise des « Labels diversité » aux entreprises lauréates sont pourtant l’occasion de faire tomber les masques.
Reprenant le souhait émis par l’Institut Montaigne, lieu de rencontre des "grands patrons", le Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances Yazid Sabeg a voulu rendre visible ce « label diversité », créé il y a un an, qui fait des individus embauchés par les entreprises privées et publiques des indicateurs de leur « performance sociale ».
Cet institut avait en effet proposé dans un rapport sur "Les oubliés de l’égalité des chances", la création d’un « Prix annuel de l’Excellence pour distinguer la ou les entreprises qui ont conduit avec succès une politique de recrutement et de promotion professionnelle innovante et respectueuse de la diversité et de l’équité dans le milieu du travail ».

Le label diversité vise-t-il à récompenser les entreprises qui font un effort notable pour lutter contre les inégalités économiques et sociales ? Pas du tout. Est-il décerné aux entreprises qui mènent des actions en vue de soutenir l’accession aux grandes écoles de filles et fils d’ouvriers, d’employés, de petits fonctionnaires ? Pas davantage.

Ce label récompense les entreprises qui adaptent leur politique de gestion des ressources humaines aux pratiques de la discrimination positive sur fondement ethnique. Tout simplement.



Plusieurs éléments le prouvent de façon irréfutable :
D’abord, ce label a pour inspirateurs Claude Bébéar et Yazid Sabeg, les deux pères fondateurs de la « charte de la diversité », sur laquelle SOS Egalité s’est déjà penchée, et tous deux partisans déclarés de la discrimination positive (Yazid Sabeg a lui-même écrit un livre en 2004 intitulé « Discrimination positive. Pourquoi la France ne peut y échapper »).

 

Ensuite, ce prix est décerné par…le ministre en charge des affaires sociales ? Non ! Le ministre de l’économie ? Non plus ! Il est remis par le ministre de l’immigration ! Signe que la diversité sociale n’est pas l’objectif recherché, contrairement à ce qui est encore souvent dit officiellement.


Il faut enfin se contenter de lire le discours du ministre en question, Eric Besson, lors d’une des cérémonies de remise de ces labels aux grandes entreprises. Ce discours, en date du 14 mai 2009, est disponible ici.
D’emblée, le décor est posé, le ministre déclarant en introduction : « Aujourd’hui, un jeune issu de l’immigration est en moyenne 3 à 5 fois plus touché par le chômage que les autres ».
Le ministre se place tout de suite dans une perspective de discrimination positive, bien loin du combat contre les inégalités économiques et sociales. Peut-on en effet comparer un jeune issu de l’immigration fils d’ouvrier et un jeune issu de l’immigration fils de professeur, ou de médecin ? Ce dernier n’a-t-il pas davantage de chance de réussir sa vie professionnelle que le jeune « blanc » fils de chômeur ?
Ces statistiques sociales n’intéressent pas le ministre, elles le gênent même, parce qu’elles démontrent que la seule politique efficace, fondée sur les réalités sociales, ne peut que viser les inégalités économiques et sociales, très loin de la simplification idéologique à laquelle il se livre.

 

Une phrase arrive peu après dans le discours, et démontre avec plus de clarté encore que le label diversité récompense la discrimination positive : « Pourtant la question de l’intégration professionnelle de la diversité ne se pose pas seulement au stade des primo-arrivants. Elle concerne aussi les immigrés de plus longue date, et même, nous en avons désormais tous une vive conscience, leurs descendants. Pour eux, nous devons raviver l’égalité des chances ! ». Oubliées une nouvelle fois les classes populaires et la lutte contre les inégalités sociales !

 

Tout devient plus clair encore quelques lignes plus loin : « Il me semble également important de développer avec les entreprises les accords de branche afin de formaliser des engagements mutuels en matière de recrutement des migrants ».

 

Eric Besson explique ensuite à quel point, conformément aux aspirations de Nicolas Sarkozy et de Yazid Sabeg, le gouvernement encourage la discrimination positive, institutionnalisant de fait une politique contraire à l’égalité républicaine et aux principes fondamentaux de la République française : « C’est pour cela qu’en décembre 2008 a été créé le Label Diversité, qui salue leur effort. Ce label en partenariat avec l’AFNOR qui est la propriété de l’Etat, ce qui garantit la neutralité, est distribué à tous les employeurs publics et privés engagés dans une démarche active de promotion de la diversité dans leur gestion des ressources humaines » (…) « Le Président de la République m’a d’ailleurs fixé, dans le cadre de ma mission de Ministre de l’Intégration un objectif ambitieux de labelliser 100 entreprises d’ici fin 2009 ».
La discrimination positive et le saccage de la méritocratie se font, on le voit, à marche forcée, sous la pression des responsables politiques.

 

La pression sur les entreprises sera d’ailleurs de plus en plus forte, en témoigne une des idées développées par le ministre dans ce discours : « L’attribution des grands marchés de l’Etat pourrait être conditionnée à la mise en œuvre par les entreprises d’actions favorables à la diversité, et en particulier de l’obtention du label diversité ».

 

Nous conclurons cette analyse du discours du ministre par ces remerciements aussi révélateurs : « Je voudrais à ce propos saluer et remercier un patron exceptionnel, de ceux qui ont le plus œuvré en France pour que les entreprises s’impliquent davantage pour la diversité, monsieur Claude Bebear, Président du directoire d’AXA, Président d’I.M.S Entreprendre pour la Cité. Je suis heureux d’annoncer que IMS entreprendre pour la Cité rejoindra très prochainement la commission de labellisation pour faire le lien nécessaire entre la charte et le label diversité. ».
SOS Egalité a déjà enquêté sur « I.M.S Entreprendre pour la Cité ». Cet institut, soutenu par des crédits européens, conseille explicitement en page 6 d’une de ces brochures de « réserver certains postes à des personnes issues de groupes identifiés » ou même de « faire appel à des associations spécialisées dans le placement de personnes issues de groupes identifiés », au besoin à l’aide de « prestataires spécialisés dans le recrutement de candidats « divers » » (admirez l'expression "candidats divers"...). Bref, il suggère de faire avancer, main dans la main, communautarisme et discrimination positive, sous l’œil plus que bienveillant de l’Etat.

 



SOS Egalité en parlera très bientôt : cette politique de généralisation de la discrimination positive concerne aussi le secteur public et la fonction publique.
Partout, l’idéologie anti-républicaine de la discrimination positive est poussée en avant, s’appuyant sur des chartes, des labels, des comités, des associations, souvent animées par quelques personnes clés, et toujours encouragées activement par les autorités gouvernementales.

SOS Egalité rappelle que ces pratiques de contournement de l’égalité républicaine et de la méritocratie, au profit des passe-droits et passerelles ethniques, sont contraires aux valeurs de notre pays et aux aspirations de la majorité des Français attachés à la réussite au mérite. Elle exige l’arrêt immédiat de cette dangereuse dérive, qui pénalisera aussi très vite les populations ciblées, au bénéfice d’une lutte déterminée contre les inégalités économiques et sociales et de la refondation de l’école républicaine.

 

Aidez-nous dans notre combat pour l’égalité. Continuez de nous rejoindre, de nous envoyer vos témoignages si vous faites partie du nombre grandissant des victimes de la discrimination positive.

SOS Egalité est en train de se structurer et de gagner en notoriété. Nous comptons sur vous pour faire connaître nos écrits, nos combats, et nous aider à grandir. Très vite, nous passerons à l’action. Nous vous tiendrons naturellement au courant !

Par SOS égalité
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Lundi 14 décembre 1 14 /12 /Déc 15:20

Lancée fin 2004 par Claude Bébéar et Yazid Sabeg, la charte de la diversité est un texte d’engagement proposé à la signature des entreprises.

Aujourd’hui commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, Yazid Sabeg est un farouche partisan de la discrimination positive, ayant publié entre autres en 2004 un livre au titre explicite : « Discrimination positive. Pourquoi la France ne peut y échapper ? ». Depuis son entrée au gouvernement en 2008, il milite activement pour l’application de ses idées et participe à la dérive des politiques publiques vers la discrimination positive, contre l’égalité républicaine.

La charte de la diversité concerne déjà près de 2600 entreprises, dont plusieurs très importantes :

adecco_logo_goal_rgb.jpg b logo-sncf Carrefour [Converti] 43 logo france televisions 20081 logo l oreal corporate

Etc.

 

Que cache vraiment la charte de la diversité ?

 

Son site Internet évoque l’objectif pour les entreprises signataires de « mieux refléter, dans leurs effectifs, la diversité de la population française ». L’article 3 de la charte, qui en compte 6, précise mieux ce qu’il faut entendre par « diversité » : « Article 3 – Chercher à refléter la diversité de la société française, et notamment sa diversité culturelle et ethnique dans notre effectif, aux différents niveaux de qualification ».

Cette acception ethnique du terme « diversité » est confirmée par le communiqué qui avait été envoyé à l’occasion du lancement de la charte en 2004. Les deux fondateurs de la charte finissent de lever toute ambiguïté dans ce même communiqué en évoquant une « action volontariste en matière de diversité qui vise à compenser un certain nombre de handicaps devant l’emploi dont souffrent un certain nombre de diplômés issus de l’immigration ».

 

 

La charte de la diversité est bien un outil au service de la discrimination positive.

Même si les pères de cette charte prennent la précaution de préciser qu’ils cherchent à « valoriser la compétence, et rien d’autre », on voit mal comment ce principe méritocratique peut se concilier avec l’exigence de « diversité culturelle et ethnique » dans les effectifs des entreprises et l’idée de «compenser un certain nombre de handicaps »... D’une manière générale, il faut préciser que les termes utilisés sur le site de cette charte sont souvent volontairement flous pour que son intention véritable, bien sûr contraire à notre Constitution, reste difficilement accessible. On y parle ainsi « d’ouvrir les recrutements » (à qui ? selon quels critères ?), de «sensibiliser à la diversité »,…

Mais dans les faits, le doute n’est pas permis. Ainsi, la charte propose en ligne une série d’outils censés aider les services RH des entreprises à mieux intégrer la « diversité » dans leur politique de recrutement et de gestion des carrières. L’un de ces outils par exemple, œuvre de l’IMS « Entreprendre pour la cité » et soutenu par des crédits européens, conseille explicitement en page 6 de « réserver certains postes à des personnes issues de groupes identifiés » ou même de « faire appel à des associations spécialisées dans le placement de personnes issues de groupes identifiés », au besoin à l’aide de « prestataires spécialisés dans le recrutement de candidats « divers » »...On le constate une nouvelle fois, communautarisme et discrimination positive avancent souvent main dans la main.

 

SOS Egalité dénonce avec force cette charte, qu’elle juge contraire à l’égalité et aux principes fondamentaux de la République française.

Elle rappelle son exigence de mettre en œuvre des politiques visant à établir de vraies compensations, justes et efficaces, contre les vraies inégalités, qui sont économiques et sociales. Cela doit se faire via l’école notamment, en préservant l’égalité de droits entre les Français et en luttant contre toute politique de passe-droits et de privilèges.

Elle rappelle que le mérite et l’effort doivent prévaloir sur la couleur de peau et s’étonne du peu d’enthousiasme que suscite chez messieurs Bébéar et Sabeg l’idée de lutter contre les inégalités sociales.

SOS Egalité lance une première riposte contre cette charte en invitant toutes ses victimes à se manifester sans attendre auprès d’elle :

-     Si vous travaillez dans l’une des 2600 entreprises signataires (pour savoir si votre entreprise a signé la charte, utilisez ce moteur de recherche), et que vous avez le sentiment d’avoir été doublé dans votre carrière en raison de l’application d’une politique de discrimination positive, faites-le nous savoir.

-     Si vous avez tenté d’intégrer l’une de ces entreprises, sans succès, et que vous avez le sentiment que cet échec s’explique par l’existence de passe-droits ethniques, dites-le nous aussi.

-     Enfin, si vous êtes une victime indirecte de cette charte, c'est-à-dire si vous avez progressé au mérite, mais que beaucoup pensent en raison de vos caractéristiques ethniques que vous avez bénéficié de passe-droits, faites-le nous savoir également.

=> Toutes ces victimes sont invitées à nous envoyer un mail à sosegalite@hotmail.fr en nous précisant vos nom, prénom, coordonnées, et en décrivant l’injustice que vous avez subie, et l’entreprise concernée.

SOS Egalité entrera en contact avec vous, et fera connaître au grand public les pratiques les plus scandaleuses issues de cette charte anti-égalité.

Dans l’immédiat, elle demande au pouvoir politique de sauver le principe d’égalité républicaine en exigeant l’abrogation immédiate de cette charte.

Par SOS égalité
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